Les Khalifes de Khadimou Rassoul
Les Khalifes de Khadimou Rassoul
Aprés le rappel à DIEU de Cheickh Ahmadou Bamba Mbacké le 19 juillet 1927, son fils ainé, Mouhamadou Moustapha Mbacké devint le premier khalife de la confrérie mouride, le 25 juillet de la même année.Serigne Mouhamadou Moustapha fut un grand agriculteur,de nature calme. Son père et non moins marabout, Cheikh Ahmadou Bamba Mbacké lui avait légué l'ébauche d'un projet aussi grandiose que la construction de la mosqueé de Touba. Après de nombreuses difficultés liées à l'administration coloniale le premier Khalife obtient en 1928 l'immatriculation d'un terrain de 400 hectares, site où se trouve l'actuelle mosquée de Touba.Au cours de la même année il organise le premier Magal de Touba. Son plus grand combat sera la reprise des travaux d'édification de la mosquée, en insufflant à la confrérie un style de mobilisation pour perenniser le "Ndiguël".C'est ainsi que l'on doit à Serigne Mouhamadou Moustapha la construction de l'embranchement du chemin de fer Diourbel-Touba pour faciliter le transport des matériaux destinés à la construction de la grande mosquée dont l'ouverture du chantier eut lieu en 1929. A une époque où Touba précisait son organisation et dégagait ses voies d'accés.En 1939, la plateforme et les fondations étaient achevées. Mais le Khalife général, en butte à des difficultés dues à la crise des années 30 et de la deuxième guerre mondiale, ne put parachever son oeuvre. Il s'éteignit le 13 juillet 1945.Son oeuvre sera poursuivit parEl hadj Falilou Mbacké. |
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Affectueusement appelé "baye Lahad ", Serigne Abdoul Ahad qui a assuré la charge de Khalife de Général à partir de 1968, fut un cultivateur et pionnier du reboisement. Incontestablement, il fut aussi un grand bâtisseur. En deux décennies, il a transformé Touba, gros village crée à la fin du siècle dernier (1887) en ville moderne en la dotant d'un hôpital, d'un marché, d'un bureau de poste, d'une gare routière, d'une école et d'un poste de gendarmerie. A cela s'ajoutent la poursuite de l'électrification, l'installation d'un réseau automatique du téléphone, le désenclavement de la ville avec les rocades, la construction de huit forages qui jalonnent la cité sainte, la viabilisation de 86000 parcelles d'habitation, et l'amorce d'un plan directeur actuellement en chantier et devant compléter l'urbanisation avec, notamment, un aérodrome et des centres d'accueil. Son culte élevé du travail et sa fidélité absolue à l'héritage de Serigne Touba l'a amené à entreprendre de grands travaux. Sa première réalisation a été l'édification en 1977, de la bibliothèque "Cheickhal Khadim ", concrétisant ainsi un vieux projet de la confrérie. Ce centre de recherche et haut lieu de savoir est doté d'une imprimerie et d'un atelier de reliure. C'est ce qui explique l'impulsion donnée à l'édition coranique sous le khalifat de Serigne Abdoul Ahad, avec la vulgarisation du coran et des écrits(khasaïdes) de Serigne Touba. " Baye Lahad " a réalisé aussi le joyau architectural que représente le Puit de la miséricorde : " Aïnou Rahmati ". Il a aussi entrepris la restauration de la Grande Mosquée, sans oublier son projet d'université islamique. Son sens de la responsabilité, son culte de la vérité, son langage tranchant, son radicalisme et sa rigueur avaient fait de lui un éducateur exceptionnel. C'est ainsi qu'il mena une lutte opiniâtre contre les fléaux qui menaçaient la cité sainte(drogue, cigarette, alcoolisme, contrebande, manifestations ludiques et jeux de hasard), cherchant ainsi à concrétiser une prière de Serigne Touba dans son ode "quête du bonheur des deux mondes ". Dans cette ode, Le saint homme écrit : " Fais de ma demeure la cité bénite de Touba, le Paradis du fidèle qui s'est confié par la simple face de Dieu et s'est engagé dans la quête de l'absolu ; qu'elle soit aussi un rempart qui entrave et détourne le rebelle qui tente de profaner la décence de l'Islam ou la déférence de cette enceinte. " Baye Lahad "s'est éteint le 19 juin 1989. Le khalifat devait ainsi échoir à son frère cadet, Serigne Abdoul Khadre Mbacke |
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Né en 1915 à Djourbel, Serigne Saliou Mbacké, l'actuel khalife général des mourides est un homme simple et généreux dont l'activité se limite entre les écoles coraniques "daara " et les champs. Il réunit toutes les qualités de ses prédécesseurs.
C'est pourquoi, il est à la fois un soufi(ascète) et un mufti(savant), spécialiste du droit, de l'histoire et de la géographie islamique. Il possède aussi des connaissances en astrologie et en sciences exactes.
Serigne Saliou Mbacké s'est illustré par ses productions agricoles à travers ses différents "daara ".
Son ambition pour la cité sainte l'a conduit à reprendre les travaux d'agrandissement de la mosquée et à chercher à mener à son terme le chantier de l'université islamique suspendu depuis la disparition de Serigne Abdoul Ahad en 1989. Il a aussi à son actif, l'électrification et la viabilisation de certaines parties de Touba, qui ne cesse de grandir.
Puisses DIEU lui donner longue vie, et la santé lui permettant de rester le khalife de Khadimou Rassoul.
Né en 1915 à Djourbel, Serigne Saliou Mbacké, l'actuel khalife général des mourides est un homme simple et généreux dont l'activité se limite entre les écoles coraniques "daara " et les champs. Il réunit toutes les qualités de ses prédécesseurs. C'est pourquoi, il est à la fois un soufi(ascète) et un mufti(savant), spécialiste du droit, de l'histoire et de la géographie islamique. Il possède aussi des connaissances en astrologie et en sciences exactes. Serigne Saliou Mbacké s'est illustré par ses productions agricoles à travers ses différents "daara ". Son ambition pour la cité sainte l'a conduit à reprendre les travaux d'agrandissement de la mosquée et à chercher à mener à son terme le chantier de l'université islamique suspendu depuis la disparition de Serigne Abdoul Ahad en 1989. Il a aussi à son actif, l'électrification et la viabilisation de certaines parties de Touba, qui ne cesse de grandir. Puisses DIEU lui donner longue vie, et la santé lui permettant de rester le khalife de Khadimou Rassoul. |


Aprés le rappel à DIEU de Cheickh Ahmadou Bamba Mbacké le 19 juillet 1927, son fils ainé, Mouhamadou Moustapha Mbacké devint le premier khalife de la confrérie mouride, le 25 juillet de la même année.Serigne Mouhamadou Moustapha fut un grand agriculteur,de nature calme. Son père et non moins marabout, Cheikh Ahmadou Bamba Mbacké lui avait légué l'ébauche d'un projet aussi grandiose que la construction de la mosqueé de Touba. Après de nombreuses difficultés liées à l'administration coloniale le premier Khalife obtient en 1928 l'immatriculation d'un terrain de 400 hectares, site où se trouve l'actuelle mosquée de Touba.Au cours de la même année il organise le premier Magal de Touba. Son plus grand combat sera la reprise des travaux d'édification de la mosquée, en insufflant à la confrérie un style de mobilisation pour perenniser le "Ndiguël".C'est ainsi que l'on doit à Serigne Mouhamadou Moustapha la construction de l'embranchement du chemin de fer Diourbel-Touba pour faciliter le transport des matériaux destinés à la construction de la grande mosquée dont l'ouverture du chantier eut lieu en 1929. A une époque où Touba précisait son organisation et dégagait ses voies d'accés.En 1939, la plateforme et les fondations étaient achevées. Mais le Khalife général, en butte à des difficultés dues à la crise des années 30 et de la deuxième guerre mondiale, ne put parachever son oeuvre. Il s'éteignit le 13 juillet 1945.Son oeuvre sera poursuivit par
Affectueusement appelé "baye Lahad ", Serigne Abdoul Ahad qui a assuré la charge de Khalife de Général à partir de 1968, fut un cultivateur et pionnier du reboisement. Incontestablement, il fut aussi un grand bâtisseur. En deux décennies, il a transformé Touba, gros village crée à la fin du siècle dernier (1887) en ville moderne en la dotant d'un hôpital, d'un marché, d'un bureau de poste, d'une gare routière, d'une école et d'un poste de gendarmerie. A cela s'ajoutent la poursuite de l'électrification, l'installation d'un réseau automatique du téléphone, le désenclavement de la ville avec les rocades, la construction de huit forages qui jalonnent la cité sainte, la viabilisation de 86000 parcelles d'habitation, et l'amorce d'un plan directeur actuellement en chantier et devant compléter l'urbanisation avec, notamment, un aérodrome et des centres d'accueil. Son culte élevé du travail et sa fidélité absolue à l'héritage de Serigne Touba l'a amené à entreprendre de grands travaux. Sa première réalisation a été l'édification en 1977, de la bibliothèque "Cheickhal Khadim ", concrétisant ainsi un vieux projet de la confrérie. Ce centre de recherche et haut lieu de savoir est doté d'une imprimerie et d'un atelier de reliure. C'est ce qui explique l'impulsion donnée à l'édition coranique sous le khalifat de Serigne Abdoul Ahad, avec la vulgarisation du coran et des écrits(khasaïdes) de Serigne Touba. " Baye Lahad " a réalisé aussi le joyau architectural que représente le Puit de la miséricorde : " Aïnou Rahmati ". Il a aussi entrepris la restauration de la Grande Mosquée, sans oublier son projet d'université islamique. Son sens de la responsabilité, son culte de la vérité, son langage tranchant, son radicalisme et sa rigueur avaient fait de lui un éducateur exceptionnel. C'est ainsi qu'il mena une lutte opiniâtre contre les fléaux qui menaçaient la cité sainte(drogue, cigarette, alcoolisme, contrebande, manifestations ludiques et jeux de hasard), cherchant ainsi à concrétiser une prière de Serigne Touba dans son ode "quête du bonheur des deux mondes ". Dans cette ode, Le saint homme écrit : " Fais de ma demeure la cité bénite de Touba, le Paradis du fidèle qui s'est confié par la simple face de Dieu et s'est engagé dans la quête de l'absolu ; qu'elle soit aussi un rempart qui entrave et détourne le rebelle qui tente de profaner la décence de l'Islam ou la déférence de cette enceinte. " Baye Lahad "s'est éteint le 19 juin 1989. Le khalifat devait ainsi échoir à son frère cadet, Serigne Abdoul Khadre Mbacke
Imam de la mosquée de Touba depuis deux décennies, Serigne Abdou Khadre a été Khalife général des mourides pendant 11 mois (19 juin 1989-13 mai 1990).